Deuxième pays le plus peuplé au monde avec la Chine, l’Inde dépasse le milliard d’habitants. Et c’est d’ailleurs l’omniprésence et la densité de sa population qui grouille partout, nuit et jour, qui frappe, déstabilise, voire agresse le voyageur.

Au-delà de ce choc, c’est un incroyable mélange de Moyen Age et de modernité, qui fascine par tant de richesses et de culture!



Ici une multitude de paradoxes s’entrecroisent à chaque instant: la foule, la magie sublime des couleurs, les monticules de détritus, la beauté des palais de maharadjahs, mais aussi des cortèges de misère et de mendiants efflanqués.

LInde c’est cet éclat qu’ont les femmes aux allures de princesses vêtues de saris flamboyants, mêlé au bruit des embouteillages étourdissants et les va-et-vient interminables des charrettes à bras. C’est à la fois la splendeur grisante des temples mais aussi l’insalubrité des bazars où fourmillent vendeurs et clients dans une cacophonie étourdissante. Ce sont tous ces regards mystérieux qui vous scrutent avec insistance dans la rue, toutes ces vaches sacrées couchées au beau milieu des carrefours qu’il ne faut pas toucher, cette cuisine épicée d’exception et cette profusion de croyances mystiques!

Ce continent, chargé de millénaires d’histoire est assurément pour les passionnés, l’une des 7 merveilles du monde, en plus de son Taj Mahal.
Pour les réticents, dites-vous que toutes ces démesures contribueront forcément à vous déstabiliser. Or ceci n’est-il pas le but principal d’un voyage?

L’Inde a été habitée par les Musulmans, les Portugais (Goa) et les Français (Pondichéry) mais surtout par les Anglais. Cette dernière influence est toujours très forte: l'anglais est la 2ème langue officielle après l'hindi, et on ne dénombre pas moins de 1600 dialectes et une vingtaine de langues officielles. Lors de l'indépendance de l'Inde en 1947, le pays fut séparé en 2 états: l'Union indienne pour les hindous (aujourd’hui 80% de la population) et le Pakistan pour les musulmans.

Cette république constitutionnelle (1950) est séparée en 28 états, et parmi les villes qui résonnent le plus en chacun de nous, on retiendra New Delhi (la capitale)Jodhpur, Jaipur et Udaipur,
situées dans le sublime Rajasthan, Agra, Bénarès, Calcutta, Madras, Pondichéry, Cochin, Goa ou encore Bombay sur laquelle nous allons faire escale dans cet article.

Bombe démographique avec près de 15 millions d’habitants, Bombay est au 5ème rang des mégalopoles mondiales les plus peuplées et on s’attend à ce qu’elle passe au 2eme rang avec plus de 27 millions d’habitants d’ici à 2015, juste derrière Tokyo.
Rebaptisée Mumbai depuis 1996, elle est à la fois la capitale du pèlerinage hindou mais aussi du cinéma indien. "Bollywood"est le premier producteur de films au monde avec un millier de films par an, quasi exclusivement des comédies musicales à l’eau de rose vues par plus d’un milliard de spectateurs potentiels en Asie du sud-est!

Bombay est aussi la cité la plus ancienne et la plus sainte du Sud. Elle est enfin et surtout, le nerf économique du pays, commercial et industriel, où sociétés financières, assurances, multinationales et autres conglomérats, siègent dans des gratte-ciels ( voir Wikipedia ) rutilants qui surplombent la Mer d’Oman.
S’étendant sur 604 km2, Bombay est une île dont la pointe sud, Nariman Point, est occupée par le Business District. La mégapole progresse doucement vers un nouveau monde, plus alléchant et climatisé.
Malheureusement encore beaucoup restent sur le bord du trottoir: plus de la moitié de la population vit dans des bidonvilles, secouée par une agitation sociale importante et des tentions religieuses, bref bien éloignée des excès financiers.

Certes vous y trouverez peu de musées ou de sites historiques, mais la ville offre beaucoup. Comme partout en Inde, l’attrait principal de Mumbai se focalise sur les contradictions. Des demeures palatiales de Malabar Hill aux boutiques branchées de Colaba, vous basculez d’un coup dans les quartiers grouillants près des gares de Churchgate ou de Victoria station. Le matin vous admirez une partie de cricket qui se tient sur une pelouse rutilante en plein centre ville, et à la tombée de la nuit vous circulez sur des trottoirs jonchés de taules ondulées sous lesquelles s’entassent et dorment des familles entières. Certes le luxe côtoie la misère noire, comme partout ailleurs en Inde, mais ce sont ces contrastes permanents qui enivrent, bousculent et animent l’esprit et le cœur.

C’est vrai que lorsqu’on voit une femme assise derrière son mari sur un vélomoteur  ancestral, avec ses 2 nourrissons à