Micha, deux semaines en couple au Vietnam pour 2 005 € par personne !

Micha, 26 ans, a décidé de retrouver son pays d’origine : le Vietnam. Et pour (re)découvrir cette magnifique région, elle décide de partir au Vietnam avec son compagnon en avril 2011. Elle nous dit sur son budget voyage pour deux semaines de rêve à l’autre bout du monde… Continue reading

Anne et Nathalie, deux séjours à Bali à partir de 1700 € par personne

La simple évocation du nom « Bali »  transporte immédiatement le voyageur dans un paradis de rizières, de forêts peuplées de singes, de longues plages de sable blanc et d’eaux translucides. Une destination magnifique à découvrir à travers les témoignages d’Anne et Nathalie.

Attirée aussi bien par l’authenticité d’un village perdu que par le confort d’un hôtel de standing, Anne nous raconte son séjour à Bali.
Dates de séjour :
du 16 juillet au 3 aout 2010
Budget pour ce séjour : 1400 euros par personne (vols inclus)

«  Malgré l’afflux de touristes, Bali a vraiment su préserver sa magie. Il y a autant à profiter de paysages magnifiques que des gens que l’on rencontre. Les Balinais sont très accueillants, ils ont su rester proches de leurs traditions. Les femmes passent beaucoup de temps à faire des offrandes, on y voit beaucoup de danses.

Dans les terres, j’ai adoré Munduk, un village au centre de l’île, très authentique. On y séjourne dans de petits guesthouses en pleine nature. C’est un lieu exceptionnel pour découvrir les forêts et les rizières environnantes. Pour 100 euros, on peut s’offrir une nuit en pleine nature dans un bungalow avec piscine privée, et même une salle de bain en plein air très zen. L’un de mes grands souvenirs !

En bord de mer, Ahmed est un très joli village de pêche. Si on se lève tôt le matin, on peut admirer le retour des pêcheurs sur leurs embarcations à voile triangulaire (Prahus). Les femmes attendent leurs maris, pour ensuite aller vendre le poisson sur le marché. Les pêcheurs n’hésitent pas à engager la conversation, on a même partagé un verre d’alcool de riz avec l’un d’entre eux. A sept heures du matin, c’était corsé !

L’île de Nusa Lembogan est l’un de mes autres coups de cœur. Les Balinais la considère comme l’île des démons et rechignent parfois à vous y emmener, mais les couchers de soleil sur le mont Agung (le plus haut volcan de Bali) sont magnifiques. On peut y accéder en « Speed Boat » en 30 minutes, ou alors sur les embarcations de pêcheurs. J’y ai découvert le snorkelling (plongée avec masque et tuba), c’était magique ! Il y a des milliers de poissons multicolores, les coraux sont à portée de main. J’ai croisé la route d’un espadon, d’un petit requin…

Pour découvrir l’âme de l’île, je recommande de s’attacher pendant quelques jours les services d’un guide. On s’arrête partout, et on peut vraiment prendre le temps d’échanger avec les habitants. Nous avons par exemple assisté à l’effervescence d’un marché de nuit, presque uniquement fréquenté par les Balinais. Même si Bali est aussi un lieu où il faut se perdre seul. C’est un endroit très sûr, et l’on rencontre toujours un sourire pour retrouver son chemin. »

Mariée à la fin du mois de mai, Nathalie a choisi l’Indonésie pour sceller cette union dans les bras de son amoureux. Un voyage de noces mémorable qui a comblé ses attentes.

Dates de séjour : 11 au 28 juillet 2010
Budget pour ce séjour :
1700 euros par personne (vols inclus)

« Je garde un merveilleux souvenir d’Ubud, un village au cœur de l’île célèbre pour ses rizières et sa forêt de singe. Un soir notre guide s’arrête au milieu de la route et nous indique un chemin, un peu l’écart des tracés touristiques. C’était une balade magnifique, au milieu des rizières. On a traversé des villages où les dames fabriquent des paniers et où les enfants vous accueillent avec de grands sourires. Ce jour là, nous avons croisé un boa dans une forêt de singe. Le grand frisson de notre promenade !

La côte nord-ouest est très belle, à l’écart de l’agitation touristique. Le village de Temuteran est typique de ce coin de l’île, avec cette règle d’or balinaise « Les constructions ne doivent pas être plus hautes que les palmiers ». On s’est égarés dans les alentours, et avons rencontré des habitants peu habitués aux touristes. Certains nous ont même pris en photo ! La réputation d’extrême gentillesse des Balinais n’est vraiment pas une légende. Ils respectent cette devise : « Si tu t’énerves, c’est toi qui perd la face ».

Mon seul petit regret est d’avoir choisi un guide qui nous a toujours accompagnés. Nous étions en voyage de noces avec mon amoureux et nous avions donc décidé de faire les choses en grand. Mais Bali est vraiment un endroit que l’on peut découvrir par soi-même, en scooter, en bus ou en train.

Mon dernier coup de cœur : les îles Gili, à 1 h 30 de bateau de Bali. C’est le paradis des amoureux, avec des longues plages, une eau translucide et des bungalows épurés avec les lits recouverts de pétales de fleur chaque matin. Un lieu vraiment très romantique… »

Infos pratiques :

 

Il faut compter environ 18 heures de vol pour aller à Bali. Un passeport valable au minimum six mois après la date de votre retour est exigé. A l’arrivée sur le territoire indonésien, on doit s’acquitter de droits de visa d’entrée d’environ 25 dollars (valable 30 jours). Une taxe de sortie de 8 dollars sera réclamée au retour. Pas de traitement antipaludéen à prévoir, ni de vaccins particuliers à faire pour s’y rendre.

Pour découvrir Bali avec Go Voyages (prix relevés en septembre 2010):

Vols secs avec Go Voyages à partir de 715 euros : http://www.govoyages.com/go_vols.cfm
Séjour à partir de 10 jours 7 nuits à partir de 1158 euros: http://w1p.fr/5312

La Mongolie. Steppes, Nomades et Traditions

Sur cette Terre lointaine, le nom de Genghis Khan résonne encore à travers la steppe et son peuple porte en lui une culture ancestrale entre musique traditionnelle, bouddhisme et vie nomade.

cavalier mongolieJe suis partie 3 semaines en trek en Mongolie en Septembre dernier et jamais une telle aventure ne m’avait autant submergée d’émotions.
Je pensais trouver une nature sauvage, un peuple timide, une culture archaïque. J’y ai vu un dégradé de paysages aussi somptueux que surréalistes, du lac Kovsgol, écrin bleu entouré de montagnes verdoyante et de neiges éternelles, au désert de Gobi, mer de sable et chameaux, en passant par Oulan Bator, capitale ville post communiste entre Mac Do et béton.
J’y ai côtoyé les nomades, curieux, drôles, chaleureux et fiers qui nous ont accueilli, choyé et nous ont appris à aimer leur pays avec respect et humilité.

Mais avant de s’imprégner de la culture mongole, ce qui submerge lorsqu’on quitte Oulan Bator, ce sont les tableaux divers et variés que Dame Nature a peint ici pour nous.

D’une superficie de 1 566 000 km2, soit 3 fois la France, la Mongolie se décline en 4 géographies variables.
Au nord, la frontière avec la Sibérie offre une région montagneuse disséminée de lacs aux eaux limpides et poissonneuses. Du centre à l’est, la steppe. D’immenses plaines où serpente un vaste réseau de rivières et ruisseaux pour le plus grand bonheur des troupeaux qui vivent en liberté.
Au sud, le désert de Gobi, le plus vaste désert d’Asie, entre dunes de sable et caravanes de chameaux.

Yourte mongolie

En Mongolie, toutes les couleurs de la Nature sont sublimées par la pureté de l’air et par l’extraordinaire luminosité des rayons du soleil qui filtrent à travers les nuages pour éclater en reflets aquatiques.

On est parfois charmé par la naïveté de certains tableaux quand, au détour d’une colline, quelques yourtes apparaissent au bord d’une rivière, un troupeau de yacks paissant paisiblement aux alentours.
Et le lendemain, on reste subjugué par les perspectives de l’horizon. Chez nous, l’oeil est si vite arrêté par un immeuble, un centre commercial, un câble électrique … Là-bas, on a l’impression de pouvoir aller où le regard vous porte.
Cela participe à l’incroyable sentiment de liberté qui naît très rapidement. Au sein d’un même secteur géographique, les nomades peuvent s’installer où l’herbe est la plus tendre au rythme des saisons. Pas de pelouses interdites ni de terres en jachère.

paline mongolieOn plie sa yourte (habitation nomade en bois et tissu imperméable épais de fabrication artisanale), on attèle 4 ou 6 yacks et on change de camp pour quelques mois.

Sur les 3 millions d’habitants en Mongolie, un tiers vit à Oulan Bator, les 2 tiers restants sont nomades et éleveurs de moutons, chèvres, yacks ou chevaux. Ils achètent à la ville quelques denrées de 1ère nécessité comme le riz, les pommes de terre, la farine et le thé. Le reste de leur alimentation provient du bétail : lait, beurre, fromage, viande et même l’alcool local (aïrag) fabriqué à base de lait de jument fermenté.
Ainsi la plupart des troupeaux vivent en liberté seulement gardés par un berger qui les suit à cheval et les regroupe pour la nuit.

La grande curiosité pour les voyageurs que nous sommes reste donc le yack. Ce proche parent de la vache est trapu et vêtu d’une épaisse couche de poils longs qui lui donne un air nonchalant mais qui le protègera pendant les rigoureux mois d’hiver.

yack mongolie
Car si en Septembre, l’air déjà frais reste agréable, la vie nomade en Mongolie n’est pas un long fleuve tranquille.
Le climat représente le principal obstacle à affronter pour la population. En hiver, la température peut descendre jusqu’à -40°C, la neige recouvre tout et les camps de yourte s’installent à l’abri du vent.
Sur 12 mois, comptez seulement 4 mois de répit, de Juin à Septembre, entre tempête de sable et averses salvatrices.

Et bien que ce choix de vie exposée aux aléas de la Nature soit de moins en moins adopté par les jeunes générations qui rejoignent les villes, les mongols sont très attachés à leur histoire et traditions.

Et particulièrement au bouddhisme tibétain enrichi de très anciennes croyances chamaniques. Temples, statues, photos, encens … participent aux rituels, mais dans la vie nomade au quotidien, on invoque le surnaturel en s’arrêtant à chaque “ovoo” sur sa route. De loin, cet amas de pierres parsemé de bandes de tissu bleu n’a rien de culte. Mais pour les mongols, il est important de s’y arrêter si on veut poursuivre son chemin sans encombre. La coutume veut que chaque ‘passant’ en fasse 3 fois le tour en jetant un caillou et en faisant un vœu pour le passé, un vœu pour le présent et un vœu pour le futur.
Vous devrez également faire tourner les moulins à prière présents dans chaque lieu sacré.moines tibetains mongolie

Mais d’autres règles de vie sont à respecter si vous ne voulez pas froisser vos hôtes. Par exemple, circuler toujours de droite à gauche quand vous entrez dans une yourte.
Il est donc important de bien se renseigner avant de partir.

Mais ne vous y trompez pas, malgré un milieu austère et hostile, les mongols aiment la vie. Ils parlent et rient beaucoup, ils adorent chanter et jouer au cartes, aux dames, …
Pendant le trek, nous avons ainsi appris à chanter tous les tubes de leur “Patrick Bruel” national. Le soir, on enchaînait des parties de cartes endiablées qui se finissaient en fous rires …
Il est bien sûr difficile de discuter politique intérieure, à moins de parler mongol ou russe, mais très vite le langage universel du corps nous permettait de dire l’essentiel.

Ainsi entre lecteur CD et téléphone portable, la modernité les rattrape peu à peu. Et s’ils vivent dans un confort très spartiate parents et enfants sous une même yourte et sans eau courante, la plupart ont un petit générateur ou des panneaux solaires qui fournissent un minimum d’électricité.
Juste de quoi alimenter quelques ampoules et la télé … pour regarder les combats de lutte retransmis par l’unique chaîne nationale.
Ils sont en effet accros aux duels entre sumos, au moins autant que des courses de chevaux qui ont lieu pendant la grande fête du Naadam en Juillet.
Certains propriétaires s’y préparent toute l’année et, bien plus qu’un simple moyen de transport ou qu’une bête d’élevage, le cheval est partie intégrante du patrimoine culturel et historique mongol.

chevaux mongolie
Genghis Khan aurait-il bâti le plus grand empire de tous les temps à pied ?
Et vous ? Quelle aventure vous attend en Mongolie
?

Article rédigé par Marie-Hélène ROUSSEAU de GO Voyages.

Crédit Photos (c) Marie-Hélène Rousseau

Les Philippines ou le pays du sourire

Situé au nord de la Malaisie et constituée de plus de 7000 iles, l’archipel des Philippines est résolument un des derniers paradis sur terre totalement préservés des dérives du tourisme.
Cet état insulaire, aujourd’hui démocratique, a connu comme beaucoup d’autres la colonisation : d’abord les espagnols puis ensuite les américains. Seul état catholique d’Asie, le pays regorge d’influences latines très ancrées, et l’église joue encore aujourd’hui un rôle prépondérant dans la vie des philippins.

Certes la destination a longtemps écopé d’une image “unsafe”: une capitale ultra pauvre, sale, dangereuse, et pervertie par le tourisme sexuel (Manille), des milliers d’îles tiraillées par des tensions politiques et religieuses, et des mers corrompues par des pirates, prêts à tout pour détrousser tout âme qui vive.
Aujourd’hui l’archipel a bien évolué et même si certaines régions sont encore sensibles (quelques iles à l’extrême sud), il y a matière à découvrir en toute quiétude des milliers d’endroits où la beauté des paysages se bouscule à la gentillesse des Philippins.
Certes il n’est toujours pas très conseillé de se promener partout le soir, nez au vent dans Manille, mais on trouve aujourd’hui des quartiers extrêmement modernes et supra américanisés comme “Makati”, qui regroupent dans les innombrables malls de la ville, des milliers de locaux fortunés (et quelques touristes), en frénésie de shopping, habillés en Gucci ou Dior des pieds à la tête.
Et puis la variété de compagnies low-cost permet aujourd’hui de se déplacer très facilement d’une ile à l’autre et d’apprécier tantôt les sublimes rizières en terrasses du nord, tantôt les plus beaux spots de plongée des iles de rêve du sud.

Aux Philippines, le voyageur prendra vite conscience qu’il fait partie des “happy few “qui ont la chance et le privilège de découvrir une telle diversité de merveilles naturelles !

Il quittera l’archipel avec le souvenir d’une banca voguant sur les eaux claires de Palawan, le souvenir du petit village de Batad, perdu au milieu d’un amphithéâtre de rizières, ou encore avec le souvenir de tous ces visages illuminés par des sourires permanents, qu’il va croiser partout et en permanence.
Sur 87 millions d’habitants, il y en aura 87 millions qui lui souriront. C’est une des magies de ce pays, incroyablement attachant.
Et puis comme autre atout il y a aussi le coût de la vie, très nettement inférieur à l’Europe. Voici un pays où vous pourrez vous offrir un repas copieux avec du vin pour moins de 5 euros, une course en taxi dans Manille pour 3 €, ou encore une chambre avec climatisation pour 30€.
Voici enfin un pays qui peut se targuer d’offrir une totale diversité d’activités, de la plongée au trek, de l’escalade au golf, le tout sous un climat tropical idyllique toute l’année, avec des températures rarement en dessous de 25 degrés.

Voici une idée de séjour se déroulant sur moins de semaines : L’ile principale de Luzon au nord et l’ile de Palawan au sud, encore très préservée, à l’inverse d’îles – parait-il très touristiques- , que sont Boracay, Bohol ou Cebu.

L’île de Luzon et ses immanquables:

1. Manille : Il n’est pas indispensable de séjourner plus d’une nuit dans cette mégapole, plus considérée comme point de transit avant de rejoindre les autres iles de l’archipel.
Polluée et bruyante elle ne retient pas l’attention au premier abord. Toutefois les quartiers: Intramuros (quartier historique), Malate (concentration touristique d’hôtels, de restaurants, de bars et de petits commerces) et Makati (centre dynamique d’affaires, reflet de la modernité et de la branchitude avec sa densité de gratte-ciels et de boutiques de luxe), représentent de véritables opportunités d’évasion et de première intégration dans la culture Philippine.

2 . Les rizières autour de Banaue et Badad.

Certes, au départ de Manille il faut compter 10 heures en bus (un peu moins en voiture) pour faire les 380 kms nécessaires pour s’y rendre. C’est vrai que la démarche peut être décourageante mais elle est indispensable !!! Il est totalement in-con-ce-va-ble de se rendre aux Philippines et de se cantonner aux iles du sud ! C’est comme de venir en France sans voir Paris !
Située à 1200 mètres d’altitude, d’où une température toujours fraiche, Banaue est une petite ville entourée des plus belles rizières du monde, classées au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. La meilleure période pour contempler les plus beaux dégradés de verts, du plus foncé au vert-pomme, s’étale de Mars à Mai, juste avant les moissons.
A l’aube, quand les brumes caressent les montagnes, et que le silence envahit le relief, c’est tout simplement d’une splendeur inouïe. A partir de Banaue, rejoindre le petit village de Batad, situé à 16 kms. Pour cela prendre un jeepney, pendant une dizaine de kms jusqu’à un embranchement appelé Junction, puis marcher 2 bonnes heures, via des sentiers de montagne. Le village est plongé au cœur d’un amphithéâtre de rizières. Le spectacle est édifiant de beauté !

Au nord est de Luzon (à 250 kms de Manille, soit à 5 heures minimum de route) ne pas rater Bagio.

Blottie dans la vallée de la Cordillera et à 1500 m d’altitude, Bagio est la capitale d’été des philippins fortunés. La fraicheur de l’altitude et la senteur des pins fait de cet endroit (on se croirait en Suisse) un endroit de villégiature très agréable et une étape quasi obligatoire avant de se rendre à Banaue.

L’île de Palawan :

Cette ile sauvage par excellence, s’étend sur 425 kilomètres de long, et sa faible population lui donne une apparence de paradis inexploité. Véritable réserve écologique recouverte d’une jungle tropicale impénétrable et intacte, elle est aussi – et surtout- appréciée pour la splendeur de ses fonds marins. Les eaux cristallines de l’archipel de Bacuit, au large du village d’El nido, situé au Nord de l’ile, sont enchanteresses. C’est d’ailleurs ici même qu’a été tourné le Koh-Lanta version 2007, et que se succèdent depuis plusieurs années les tournages des pays qui ont acheté le concept du fameux jeu de téléréalité “The Survivor”.

A l’écart du progrès industriel et des infrastructures touristiques modernes au vue de son éloignement avec les autres iles du pays, le moindre trajet constitue une petite aventure.
On peut au choix atterrir à Puerto Princesa, la capitale de l’ile, principal point de départ pour se rendre à Sabang et découvrir la rivière souterraine de Saint-Paul, où arriver directement à l’aéroport d’El nido, depuis Manille, là où sont concentrés les plus beaux ilots et lagons baignés d’eau turquoise.

Bons plans et infos en vrac :

> Pour vos treks à Banaue : http://www.visitbanaue.com

> Compagnies low-cost:
La plus importante desserte sur les Philippines + quelques vols vers le reste de l’Asie avec www.cebupacificair.com
Aussi :
www.philippineairlines.com
www.flyseair.com
www.asianspirit.com
Charters pour EL Nido au départ de Manille = http://www.islandtransvoyager.com/

> Le jeepney : c’est le moyen de transport local, customisé et souvent kitch, véritable symbole des Philippines qui est le seul pays à détenir ce moyen de transport. Ces engins sont en fait des Jeeps laissées par les américains après la 2nde guerre mondiale, et qui ont été reconstruites.
On en voit partout dans les villes et les campagnes.

> Karaoké : Loisir incontournable, partout dans le pays ! Tout le monde chante sans aucune pudeur et retenue, quels que soient ses talents vocaux !

> Sari sari : Petite échoppe familiale que l’on trouve partout et qui vend de tout jusque très tard dans la nuit.

> Tagalog : langue officielle du pays, mais la langue nationale est le filipino, mélange de Tagalog, d’anglais et d’espagnol! Cependant il est facile de se faire comprendre un peu partout car la majorité des Philippins parle anglais.
Aussi n’hésitez pas à remercier vos interlocuteurs d’un gentil “SALAME”, vous aurez alors la garantie d’avoir d’un grand sourire d’appréciation en retour !

Pour les plus chanceux et fortunés, offrez vous une nuit au Lagen Island Resort d’El nido, seul endroit “habité” d’une ile totalement sauvage ! Le prix comprend la chambre (prendre un pilotis), la pension complète et l’accès en bateau à toutes les iles environnantes : http://www.elnidoresorts.com/

rédigé par Yannick Houël de Go Voyages

Bombay, la ville dorée

Deuxième pays le plus peuplé au monde avec la Chine, l’Inde dépasse le milliard d’habitants. Et c’est d’ailleurs l’omniprésence et la densité de sa population qui grouille partout, nuit et jour, qui frappe, déstabilise, voire agresse le voyageur.

Au-delà de ce choc, c’est un incroyable mélange de Moyen Age et de modernité, qui fascine par tant de richesses et de culture!

Ici une multitude de paradoxes s’entrecroisent à chaque instant: la foule, la magie sublime des couleurs, les monticules de détritus, la beauté des palais de maharadjahs, mais aussi des cortèges de misère et de mendiants efflanqués.

L’Inde c’est cet éclat qu’ont les femmes aux allures de princesses vêtues de saris flamboyants, mêlé au bruit des embouteillages étourdissants et les va-et-vient interminables des charrettes à bras. C’est à la fois la splendeur grisante des temples mais aussi l’insalubrité des bazars où fourmillent vendeurs et clients dans une cacophonie étourdissante. Ce sont tous ces regards mystérieux qui vous scrutent avec insistance dans la rue, toutes ces vaches sacrées couchées au beau milieu des carrefours qu’il ne faut pas toucher, cette cuisine épicée d’exception et cette profusion de croyances mystiques!

Ce continent, chargé de millénaires d’histoire est assurément pour les passionnés, l’une des 7 merveilles du monde, en plus de son Taj Mahal.
Pour les réticents, dites-vous que toutes ces démesures contribueront forcément à vous déstabiliser. Or ceci n’est-il pas le but principal d’un voyage?

L’Inde a été habitée par les Musulmans, les Portugais (Goa) et les Français (Pondichéry) mais surtout par les Anglais. Cette dernière influence est toujours très forte: l’anglais est la 2ème langue officielle après l’hindi, et on ne dénombre pas moins de 1600 dialectes et une vingtaine de langues officielles. Lors de l’indépendance de l’Inde en 1947, le pays fut séparé en 2 états: l’Union indienne pour les hindous (aujourd’hui 80% de la population) et le Pakistan pour les musulmans.

Cette république constitutionnelle (1950) est séparée en 28 états, et parmi les villes qui résonnent le plus en chacun de nous, on retiendra New Delhi (la capitale)Jodhpur, Jaipur et Udaipur, situées dans le sublime Rajasthan, Agra, Bénarès, Calcutta, Madras, Pondichéry, Cochin, Goa ou encore Bombay sur laquelle nous allons faire escale dans cet article.

Bombe démographique avec près de 15 millions d’habitants, Bombay est au 5ème rang des mégalopoles mondiales les plus peuplées et on s’attend à ce qu’elle passe au 2eme rang avec plus de 27 millions d’habitants d’ici à 2015, juste derrière Tokyo.
Rebaptisée Mumbai depuis 1996, elle est à la fois la capitale du pèlerinage hindou mais aussi du cinéma indien.Bollywood“est le premier producteur de films au monde avec un millier de films par an, quasi exclusivement des comédies musicales à l’eau de rose vues par plus d’un milliard de spectateurs potentiels en Asie du sud-est!

Bombay est aussi la cité la plus ancienne et la plus sainte du Sud. Elle est enfin et surtout, le nerf économique du pays, commercial et industriel, où sociétés financières, assurances, multinationales et autres conglomérats, siègent dans des gratte-ciels ( voir Wikipedia ) rutilants qui surplombent la Mer d’Oman.
S’étendant sur 604 km2, Bombay est une île dont la pointe sud, Nariman Point, est occupée par le Business District. La mégapole progresse doucement vers un nouveau monde, plus alléchant et climatisé.
Malheureusement encore beaucoup restent sur le bord du trottoir: plus de la moitié de la population vit dans des bidonvilles, secouée par une agitation sociale importante et des tentions religieuses, bref bien éloignée des excès financiers.

Certes vous y trouverez peu de musées ou de sites historiques, mais la ville offre beaucoup. Comme partout en Inde, l’attrait principal de Mumbai se focalise sur les contradictions. Des demeures palatiales de Malabar Hill aux boutiques branchées de Colaba, vous basculez d’un coup dans les quartiers grouillants près des gares de Churchgate ou de Victoria station. Le matin vous admirez une partie de cricket qui se tient sur une pelouse rutilante en plein centre ville, et à la tombée de la nuit vous circulez sur des trottoirs jonchés de taules ondulées sous lesquelles s’entassent et dorment des familles entières. Certes le luxe côtoie la misère noire, comme partout ailleurs en Inde, mais ce sont ces contrastes permanents qui enivrent, bousculent et animent l’esprit et le cœur.

C’est vrai que lorsqu’on voit une femme assise derrière son mari sur un vélomoteur  ancestral, avec ses 2 nourrissons à bout de bras, entrain de slalomer à vitesse vertigineuse parmi des centaines de piétons affairés, de vélos désossés, de scooters pétaradants, de voitures déglinguées, de camions bondés, de charrues, de vaches, de chèvres, de chiens, le tout dans une poussière, une humidité, et une pollution infernale…. on se dit que leur vie ne tient vraiment pas à grand-chose ! Heureusement les  hindous croient en la succession des réincarnations (samsara), qui, en principe, n’a pas de début et pas de fin. Le seul moyen d’en sortir est d’atteindre la délivrance par la méditation et la dévotion.

De l’aéroport international Chhatrapati Shivaji, il faut compter une bonne heure de route pour rejoindre le centre ville en taxi, tant la circulation est dense. Aucun rickshaw n’a le droit de circuler en dehors du centre. Au choix on peut prendre le train (compter 80 roupies, soit 1.2 €), mais fatigant et un peu compliqué. Le taxi est de loin la meilleure solution: prévoir environ 400 Rps au compteur, soit un peu plus de 6€.

Sur la route en direction du Centre, on croise le bidonville de Dharavi (qui  se visite!), le plus important de la ville avec plus d’un million d’habitants. Des milliers de baraques en taule, mêlées à des montagnes d’ordures sur lesquelles marchent  nus des enfants en guenilles. On peut difficilement imaginer l’état du lieu en période de mousson où doivent se propager à grands pas des maladies comme le choléra ou la malaria.

A voir: 

  • Le quartier de Colaba, où se concentrent les touristes, les hôtels, les commerces et les restos, foule de rabatteurs, de vendeurs et de chauffeurs de taxi guettant la moindre occasion de vous alléger de quelques roupies. Belle animation le soir!

C’est ici que se tient aussi le fameux monument “Gate of India“, sur le front de mer, qui est une grande arche de 26 mètres de haut, construite entre 1911 et 1924, en l’honneur de la venue à Bombay du roi anglais Georges V. Elle fait face à une grande place animée et fréquentée par les touristes et vendeurs à la sauvette. L’endroit ne présente pas un immense intérêt mais permet de s’immerger dans le chaos de la ville. C’est aussi d’ici que partent les embarcadères pour Elephanta Island.

Juste en face, vous pourrez admirer le célèbre Taj Mahal Hôtel (rien à voir avec le mausolée du même nom qui se trouve à Agra), l’un des plus grands palaces légendaires de l’Orient, le summum du faste au beau milieu de cette jungle polluée. Prendre un verre autour de la piscine pour apprécier le raffinement du lieu.
En sortant, prendre sur la droite et longer la jetée. Vous tomberez sur l’un des quartiers les plus pittoresques et insalubres, véritable électro choc en comparaison du luxe ostentatoire du Taj Mahal apprécié quelques minutes plus tôt.

Rendez vous au célèbre : Prince of Wales Museum, facilement reconnaissable par sa coupole d’influence moghole dans un jardin exotique. Belles collections de sculptures anciennes et d’arts décoratifs d’Inde, du Népal et du Tibet.

  • Marine Drive : Grande promenade en front de mer, en arc de cercle, intéressant pour ses façades art déco et ses nouveaux immeubles résidentiels un peu clinquants. Ne vous attendez pas à retrouver la baie de Rio ou de Nice, mais c’est une balade salutaire qu’affectionnent les indiens le soir, en marge du tumulte du reste de la ville.
  • La gare Victoria, désormais appelée Chhatrapati Shivaji (Atchoum !), est un remarquable exemple d’architecture néogothique victorienne, issu  de la rencontre de deux cultures: les architectes britanniques ayant fait appel à des artisans indiens pour intégrer la tradition architecturale indienne afin de créer un style nouveau, propre à Bombay.

Ne ratez pas le Crawford market pour le plaisir des yeux et de votre sens olfactif qui sont très sollicités! Etales d’épices, de viande, montagnes de fruits et légumes multicolores mais aussi vente d’oiseaux et de singes.
A quelques pas vous tomberez sur le quartier musulman et sa mosquée Jama Masjid, dont les dômes immaculés sont surmontés de minarets fuselés. Bain de foule assuré!

  • Quartier de Malabar hill:

Temple : Walkeschwar Mandir, souvent appelé Jaïn, intéressant pour son architecture et l’activité de ses rituels si particuliers. Joli moment de quiétude !

Une visite s’impose à tout prix: le quartier de la caste inférieure des blanchisseurs, les Dhobi Ghâts. Pas simple à trouver; il faut prendre Mahalakshmi Road qui débouche sur Banganga Tank. En plein milieu de ce quartier de misère, se tient un grand bassin servant aux ablutions matinales, entouré de temples. En direction de la mer, on s’enfonce dans de minuscules ruelles d’à peine plus d’un mètre de largeur, pour se retrouver parmi les bassines des blanchisseurs. Ces travailleurs lavent et triment comme des bêtes, des montagnes de linge à longueur de journée, avant d’être étendues à même le bord de mer, entre immondices, oiseaux, cerfs-volants et déjections humaines! Ici on a le sentiment que le temps s’est arrêté, il y a des siècles. Des scènes de vie inimaginables !

Vous l’aurez compris, passer par Mumbai sans s’y arrêter, c’est rater une des plus grandes villes au monde. Colorée, odorante, vibrante et touchante avec une histoire riche et diversifiée, vous êtes sûr de découvrir une “Londres tropicale“  qui restera à jamais gravée dans votre mémoire, que vous désiriez la découvrir dans son ensemble ou que vous restiez isolé dans des quartiers où la pauvreté est plus rare, et il y en a !

Infos et conseils en vrac :

- Visa obligatoire pour entrer en Inde. Cher et fastidieux à obtenir! Si vous voulez vous épargner des files d’attente souvent infructueuses, optez  pour une demande en ligne: Cliquer ici


- Pas de vaccin obligatoire mais vérifiez que vous êtes à jour. Inutile de préciser qu’il est capital d’être très vigilant avec les mesures sanitaires. L’eau du robinet n’est pas potable.
- Le point noir de Bombay: les hôtels, qui sont 2 ou 3 fois plus chers qu’ailleurs en Inde pour le même standing. Réservez à l’avance pour espérer dénicher un prix correct.
- Une myriade de compagnies à bas prix se disputent aujourd’hui les couloirs aériens indiens et proposent des prix très compétitifs pour vous permettre de sillonner tout le pays.

A lire avant le départ:

SHANTARAM  de Grégory David Roberts. Chef d’œuvre bouleversant dans le Bombay des années 70. Une adaptation ciné serait en projet avec Johnny Depp.

A voir en DVD:

le grand classique de la littérature populaire indienne maintes fois adapté au cinéma par Bollywood: “DEVDAS” dans sa dernière version de 2002, réalisée par le jeune Sanjay Leela Bhansali. Kischissime et sublime !  .

Beau voyage !

Rédigé par Yannick Houel de GO Voyages-

Hong Kong, la démesure version asiatique

Lorsque l’on évoque la démesure, il va sans dire que la première destination à laquelle vous pensez est New York. “C’est haut” disait Gainsbourg ; des tours qui caressent le ciel, une ville qui avance à 100 à l’heure, le jour, la nuit, dont les habitants vivent à un rythme effréné.

Eh bien la grosse pomme a une petite sœur qui suit le même chemin, Hong Kong, HK pour les intimes.

Comme son homologue occidentale, Hong Kong a su apprivoiser le littoral morcelé pour s’y développer et croître avec astuce. Les infrastructures deviennent des superstructures époustouflantes d’ingéniosité et de gigantisme. A plus forte raison quand on sait que l’espace y est limité : un cinquième seulement du territoire est constructible, il est donc compréhensible que la densité de population soit exceptionnellement élevée (plus de 30 000 hab/km² dans les zones habitées !) mais surtout que l’édification de la ville soit en elle-même un défi d’adaptation à un relief inhospitalier.

Tout commence avec l’aéroport international, une merveille de technologie d’à peine 10 ans qui relie la ville au reste du monde. Les axes de communication se sont affranchis des contraintes naturelles et c’est tantôt en surface, tantôt sous la mer de Chine qu’il faut se déplacer pour gagner le cœur de la ville, situé sur l’île de Hong Kong, à quelques centaines de mètres du continent.

A titre d’exemple, depuis l’aéroport situé sur l’île de Lantau il vous faudra monter à bord du MTR, le métro dernière génération de Hong Kong, très coûteux. Comptez 200 $HK (soit  un peu plus de 18€) et 35 minutes de trajet pour joindre le centre ville sur l’île de HK. Pour payer moins cher vous pourrez aussi emprunter le bus, très bon marché (à peu près 40$HK), et le ferry, le moyen de transport de prédilection pour joindre entre elles les nombreuses îles du territoire. Le taxi est lui aussi abordable.

Côté architecture non plus, la ville la plus débridée de Chine n’a rien à envier à sa sœur ainée. Les grattes ciels dernier cri s’alignent le long de la baie de Hong Kong, tout de verre et de métal vêtus et arborent les enseignes des plus grands groupes mondiaux : électronique et nouvelles technologies, finance, hôtellerie… une explosion de couleurs la nuit venue ! Un peu tape à l’œil, mais on ne peut s’empêcher d’avoir les yeux d’un enfant qui découvre Disneyland pour la première fois.


Car Hong Kong est devenue en quelques décennies une puissance mondiale sans conteste. Grâce à son modèle économique très libéré qui tranche avec le reste du pays, elle est, et de loin, la ville la plus riche de Chine. En contrepartie c’est aussi l’une des plus chères du monde comme en témoignent les prix de l’immobilier. Côté shopping hormis l’électronique qui est souvent plus accessible tout comme la nourriture, vous trouverez des prix relativement similaires aux autres grandes métropoles mondiales.

Ce qui est déconcertant dans cette citée surpeuplée réputée très polluée, c’est qu’elle semble tombée du ciel en plein cœur d’une végétation verdoyante et prolifique. Même au sein de la métropole, au pied même des géants de verre vous serez stupéfait de tomber sur le “poumon vert “du New York de l’orient : un parc botanique et zoologique qui se révèle être un véritable havre de paix.

 

La paix et la sagesse vous pourrez également les trouver sur une des îles alentours appelée Lantau. Accessible par ferry à quelques dizaines de minutes du centre ville vous y accosterez et partirez en pèlerinage – ou en bus – afin d’atteindre le point culminant de l’île sur lequel vous trouverez la statue de bouddha en bronze la plus grande de sa catégorie, et à son pied un temple, véritable lieu de recueillement et de spiritualité.

Autre paradoxe de la ville, c’est également sur cette île – la plus grande du territoire – que se trouve le parc de Disneyland… temple du consumérisme et de la dictature de la pensée. Par ailleurs si vous êtes amateur de sensations fortes, préférez Ocean Park, situé au sud de l’île de Hong Kong et qui offre des prestations supérieures pour un prix moins élevé.

Et la baignade dans tout ça ? Même si HK est plus réputée pour l’activité intensive de son port commercial que pour ses longues étendues de sable, vous aimerez Repulse Bay, une plage tout à fait charmante, qui, malgré son nom peu engageant (elle se traduit  “baie repoussante”) sera pour vous une bouffée d’air frais au milieu de l’atmosphère chaude et humide de la ville la moitié de l’année.

Plongeons maintenant à l’épicentre du quartier d’affaires. Le vertige s’empare de vous alors que vous levez les yeux au ciel et vous verrez successivement la tour de la Banque de Chine et ses asymétries, les tours Lippo à l’architecture labyrinthique, le Central Plaza et ses faux airs d’Empire State Building, et la Two International Financial Tower, plus haut gratte ciel de la ville… dont le modèle miniature est juste à côté ! Et ce n’est pas fini, un bâtiment plus haut encore est en construction. Pour profiter de la vue extraordinaire de ce quartier, rien de mieux que de faire un tour sur Victoria Peak – accessible en funiculaire – qui culmine à 552m et d’admirer cette valse inanimée de mastodontes. Un conseil : faites-le de jour ET de nuit !



Mais une fois ce quartier dépassé on se rend compte que la ville a finalement gardé toute sa modestie et même ses traditions cantonaises. Ainsi vous flânerez dans des ruelles aux étals offerts aux yeux de tous : poissons frais, volailles, porc, légumes et fruits exotiques encore jamais vus dans nos contrées, le tout dans une effervescence grisante. Rendez-vous dans le quartier Central. Vous découvrirez aussi des marchés spécialisés ; celui du jade (attention aux escroqueries, il y en a pour tous les prix, du simple au centuple !) celui des oiseaux

L’un des marchés les plus impressionnants se trouve dans le quartier de Kowloon (côté continent), à deux pas de Nathan Road qui brille de milles feux avec ses néons à perte de vue.

Le marché populaire de Temple Street qui ferme quotidiennement à minuit vous propose tout et n’importe quoi dans un décor de fourmilière, et bien entendu tout est  “Made in China” !

La multiculturalité s’exprime aussi au travers des habitudes culinaires et dans la même rue vous aurez à choisir entre le petit restaurant servant soupes de poisson, oreilles de porc, canard laqué, poulet grillé, le tout agrémenté de riz blanc ou nouilles… et les chaines de fast food avec leurs hamburger-frites, car les deux s’alternent le long des trottoirs.
Mais l’exemple le plus troublant de conflit entre tradition et modernité reste la façon dont les ouvriers construisent leurs skycrapers ; les échafaudages sont faits de… tiges de bambous. Imaginez-donc un immeuble culminant à plusieurs centaines de mètres de haut ceinturé par une structure végétale. Et ça tient !

Alors Hong Kong, le New York de l’orient ? Le débat est ouvert, mais s’il est sûr que les similitudes sont nombreuses historiquement, géographiquement et économiquement vous constaterez que peut être les deux villes n’empruntent pas la même route idéologique…

par Mathieu Monnier de GO Voyages