La Mongolie. Steppes, Nomades et Traditions

Sur cette Terre lointaine, le nom de Genghis Khan résonne encore à travers la steppe et son peuple porte en lui une culture ancestrale entre musique traditionnelle, bouddhisme et vie nomade.

cavalier mongolieJe suis partie 3 semaines en trek en Mongolie en Septembre dernier et jamais une telle aventure ne m’avait autant submergée d’émotions.
Je pensais trouver une nature sauvage, un peuple timide, une culture archaïque. J’y ai vu un dégradé de paysages aussi somptueux que surréalistes, du lac Kovsgol, écrin bleu entouré de montagnes verdoyante et de neiges éternelles, au désert de Gobi, mer de sable et chameaux, en passant par Oulan Bator, capitale ville post communiste entre Mac Do et béton.
J’y ai côtoyé les nomades, curieux, drôles, chaleureux et fiers qui nous ont accueilli, choyé et nous ont appris à aimer leur pays avec respect et humilité.

Mais avant de s’imprégner de la culture mongole, ce qui submerge lorsqu’on quitte Oulan Bator, ce sont les tableaux divers et variés que Dame Nature a peint ici pour nous.

D’une superficie de 1 566 000 km2, soit 3 fois la France, la Mongolie se décline en 4 géographies variables.
Au nord, la frontière avec la Sibérie offre une région montagneuse disséminée de lacs aux eaux limpides et poissonneuses. Du centre à l’est, la steppe. D’immenses plaines où serpente un vaste réseau de rivières et ruisseaux pour le plus grand bonheur des troupeaux qui vivent en liberté.
Au sud, le désert de Gobi, le plus vaste désert d’Asie, entre dunes de sable et caravanes de chameaux.

Yourte mongolie

En Mongolie, toutes les couleurs de la Nature sont sublimées par la pureté de l’air et par l’extraordinaire luminosité des rayons du soleil qui filtrent à travers les nuages pour éclater en reflets aquatiques.

On est parfois charmé par la naïveté de certains tableaux quand, au détour d’une colline, quelques yourtes apparaissent au bord d’une rivière, un troupeau de yacks paissant paisiblement aux alentours.
Et le lendemain, on reste subjugué par les perspectives de l’horizon. Chez nous, l’oeil est si vite arrêté par un immeuble, un centre commercial, un câble électrique … Là-bas, on a l’impression de pouvoir aller où le regard vous porte.
Cela participe à l’incroyable sentiment de liberté qui naît très rapidement. Au sein d’un même secteur géographique, les nomades peuvent s’installer où l’herbe est la plus tendre au rythme des saisons. Pas de pelouses interdites ni de terres en jachère.

paline mongolieOn plie sa yourte (habitation nomade en bois et tissu imperméable épais de fabrication artisanale), on attèle 4 ou 6 yacks et on change de camp pour quelques mois.

Sur les 3 millions d’habitants en Mongolie, un tiers vit à Oulan Bator, les 2 tiers restants sont nomades et éleveurs de moutons, chèvres, yacks ou chevaux. Ils achètent à la ville quelques denrées de 1ère nécessité comme le riz, les pommes de terre, la farine et le thé. Le reste de leur alimentation provient du bétail : lait, beurre, fromage, viande et même l’alcool local (aïrag) fabriqué à base de lait de jument fermenté.
Ainsi la plupart des troupeaux vivent en liberté seulement gardés par un berger qui les suit à cheval et les regroupe pour la nuit.

La grande curiosité pour les voyageurs que nous sommes reste donc le yack. Ce proche parent de la vache est trapu et vêtu d’une épaisse couche de poils longs qui lui donne un air nonchalant mais qui le protègera pendant les rigoureux mois d’hiver.

yack mongolie
Car si en Septembre, l’air déjà frais reste agréable, la vie nomade en Mongolie n’est pas un long fleuve tranquille.
Le climat représente le principal obstacle à affronter pour la population. En hiver, la température peut descendre jusqu’à -40°C, la neige recouvre tout et les camps de yourte s’installent à l’abri du vent.
Sur 12 mois, comptez seulement 4 mois de répit, de Juin à Septembre, entre tempête de sable et averses salvatrices.

Et bien que ce choix de vie exposée aux aléas de la Nature soit de moins en moins adopté par les jeunes générations qui rejoignent les villes, les mongols sont très attachés à leur histoire et traditions.

Et particulièrement au bouddhisme tibétain enrichi de très anciennes croyances chamaniques. Temples, statues, photos, encens … participent aux rituels, mais dans la vie nomade au quotidien, on invoque le surnaturel en s’arrêtant à chaque “ovoo” sur sa route. De loin, cet amas de pierres parsemé de bandes de tissu bleu n’a rien de culte. Mais pour les mongols, il est important de s’y arrêter si on veut poursuivre son chemin sans encombre. La coutume veut que chaque ‘passant’ en fasse 3 fois le tour en jetant un caillou et en faisant un vœu pour le passé, un vœu pour le présent et un vœu pour le futur.
Vous devrez également faire tourner les moulins à prière présents dans chaque lieu sacré.moines tibetains mongolie

Mais d’autres règles de vie sont à respecter si vous ne voulez pas froisser vos hôtes. Par exemple, circuler toujours de droite à gauche quand vous entrez dans une yourte.
Il est donc important de bien se renseigner avant de partir.

Mais ne vous y trompez pas, malgré un milieu austère et hostile, les mongols aiment la vie. Ils parlent et rient beaucoup, ils adorent chanter et jouer au cartes, aux dames, …
Pendant le trek, nous avons ainsi appris à chanter tous les tubes de leur “Patrick Bruel” national. Le soir, on enchaînait des parties de cartes endiablées qui se finissaient en fous rires …
Il est bien sûr difficile de discuter politique intérieure, à moins de parler mongol ou russe, mais très vite le langage universel du corps nous permettait de dire l’essentiel.

Ainsi entre lecteur CD et téléphone portable, la modernité les rattrape peu à peu. Et s’ils vivent dans un confort très spartiate parents et enfants sous une même yourte et sans eau courante, la plupart ont un petit générateur ou des panneaux solaires qui fournissent un minimum d’électricité.
Juste de quoi alimenter quelques ampoules et la télé … pour regarder les combats de lutte retransmis par l’unique chaîne nationale.
Ils sont en effet accros aux duels entre sumos, au moins autant que des courses de chevaux qui ont lieu pendant la grande fête du Naadam en Juillet.
Certains propriétaires s’y préparent toute l’année et, bien plus qu’un simple moyen de transport ou qu’une bête d’élevage, le cheval est partie intégrante du patrimoine culturel et historique mongol.

chevaux mongolie
Genghis Khan aurait-il bâti le plus grand empire de tous les temps à pied ?
Et vous ? Quelle aventure vous attend en Mongolie
?

Article rédigé par Marie-Hélène ROUSSEAU de GO Voyages.

Crédit Photos (c) Marie-Hélène Rousseau

Les Philippines ou le pays du sourire

Situé au nord de la Malaisie et constituée de plus de 7000 iles, l’archipel des Philippines est résolument un des derniers paradis sur terre totalement préservés des dérives du tourisme.
Cet état insulaire, aujourd’hui démocratique, a connu comme beaucoup d’autres la colonisation : d’abord les espagnols puis ensuite les américains. Seul état catholique d’Asie, le pays regorge d’influences latines très ancrées, et l’église joue encore aujourd’hui un rôle prépondérant dans la vie des philippins.

Certes la destination a longtemps écopé d’une image “unsafe”: une capitale ultra pauvre, sale, dangereuse, et pervertie par le tourisme sexuel (Manille), des milliers d’îles tiraillées par des tensions politiques et religieuses, et des mers corrompues par des pirates, prêts à tout pour détrousser tout âme qui vive.
Aujourd’hui l’archipel a bien évolué et même si certaines régions sont encore sensibles (quelques iles à l’extrême sud), il y a matière à découvrir en toute quiétude des milliers d’endroits où la beauté des paysages se bouscule à la gentillesse des Philippins.
Certes il n’est toujours pas très conseillé de se promener partout le soir, nez au vent dans Manille, mais on trouve aujourd’hui des quartiers extrêmement modernes et supra américanisés comme “Makati”, qui regroupent dans les innombrables malls de la ville, des milliers de locaux fortunés (et quelques touristes), en frénésie de shopping, habillés en Gucci ou Dior des pieds à la tête.
Et puis la variété de compagnies low-cost permet aujourd’hui de se déplacer très facilement d’une ile à l’autre et d’apprécier tantôt les sublimes rizières en terrasses du nord, tantôt les plus beaux spots de plongée des iles de rêve du sud.

Aux Philippines, le voyageur prendra vite conscience qu’il fait partie des “happy few “qui ont la chance et le privilège de découvrir une telle diversité de merveilles naturelles !

Il quittera l’archipel avec le souvenir d’une banca voguant sur les eaux claires de Palawan, le souvenir du petit village de Batad, perdu au milieu d’un amphithéâtre de rizières, ou encore avec le souvenir de tous ces visages illuminés par des sourires permanents, qu’il va croiser partout et en permanence.
Sur 87 millions d’habitants, il y en aura 87 millions qui lui souriront. C’est une des magies de ce pays, incroyablement attachant.
Et puis comme autre atout il y a aussi le coût de la vie, très nettement inférieur à l’Europe. Voici un pays où vous pourrez vous offrir un repas copieux avec du vin pour moins de 5 euros, une course en taxi dans Manille pour 3 €, ou encore une chambre avec climatisation pour 30€.
Voici enfin un pays qui peut se targuer d’offrir une totale diversité d’activités, de la plongée au trek, de l’escalade au golf, le tout sous un climat tropical idyllique toute l’année, avec des températures rarement en dessous de 25 degrés.

Voici une idée de séjour se déroulant sur moins de semaines : L’ile principale de Luzon au nord et l’ile de Palawan au sud, encore très préservée, à l’inverse d’îles – parait-il très touristiques- , que sont Boracay, Bohol ou Cebu.

L’île de Luzon et ses immanquables:

1. Manille : Il n’est pas indispensable de séjourner plus d’une nuit dans cette mégapole, plus considérée comme point de transit avant de rejoindre les autres iles de l’archipel.
Polluée et bruyante elle ne retient pas l’attention au premier abord. Toutefois les quartiers: Intramuros (quartier historique), Malate (concentration touristique d’hôtels, de restaurants, de bars et de petits commerces) et Makati (centre dynamique d’affaires, reflet de la modernité et de la branchitude avec sa densité de gratte-ciels et de boutiques de luxe), représentent de véritables opportunités d’évasion et de première intégration dans la culture Philippine.

2 . Les rizières autour de Banaue et Badad.

Certes, au départ de Manille il faut compter 10 heures en bus (un peu moins en voiture) pour faire les 380 kms nécessaires pour s’y rendre. C’est vrai que la démarche peut être décourageante mais elle est indispensable !!! Il est totalement in-con-ce-va-ble de se rendre aux Philippines et de se cantonner aux iles du sud ! C’est comme de venir en France sans voir Paris !
Située à 1200 mètres d’altitude, d’où une température toujours fraiche, Banaue est une petite ville entourée des plus belles rizières du monde, classées au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. La meilleure période pour contempler les plus beaux dégradés de verts, du plus foncé au vert-pomme, s’étale de Mars à Mai, juste avant les moissons.
A l’aube, quand les brumes caressent les montagnes, et que le silence envahit le relief, c’est tout simplement d’une splendeur inouïe. A partir de Banaue, rejoindre le petit village de Batad, situé à 16 kms. Pour cela prendre un jeepney, pendant une dizaine de kms jusqu’à un embranchement appelé Junction, puis marcher 2 bonnes heures, via des sentiers de montagne. Le village est plongé au cœur d’un amphithéâtre de rizières. Le spectacle est édifiant de beauté !

Au nord est de Luzon (à 250 kms de Manille, soit à 5 heures minimum de route) ne pas rater Bagio.

Blottie dans la vallée de la Cordillera et à 1500 m d’altitude, Bagio est la capitale d’été des philippins fortunés. La fraicheur de l’altitude et la senteur des pins fait de cet endroit (on se croirait en Suisse) un endroit de villégiature très agréable et une étape quasi obligatoire avant de se rendre à Banaue.

L’île de Palawan :

Cette ile sauvage par excellence, s’étend sur 425 kilomètres de long, et sa faible population lui donne une apparence de paradis inexploité. Véritable réserve écologique recouverte d’une jungle tropicale impénétrable et intacte, elle est aussi – et surtout- appréciée pour la splendeur de ses fonds marins. Les eaux cristallines de l’archipel de Bacuit, au large du village d’El nido, situé au Nord de l’ile, sont enchanteresses. C’est d’ailleurs ici même qu’a été tourné le Koh-Lanta version 2007, et que se succèdent depuis plusieurs années les tournages des pays qui ont acheté le concept du fameux jeu de téléréalité “The Survivor”.

A l’écart du progrès industriel et des infrastructures touristiques modernes au vue de son éloignement avec les autres iles du pays, le moindre trajet constitue une petite aventure.
On peut au choix atterrir à Puerto Princesa, la capitale de l’ile, principal point de départ pour se rendre à Sabang et découvrir la rivière souterraine de Saint-Paul, où arriver directement à l’aéroport d’El nido, depuis Manille, là où sont concentrés les plus beaux ilots et lagons baignés d’eau turquoise.

Bons plans et infos en vrac :

> Pour vos treks à Banaue : http://www.visitbanaue.com

> Compagnies low-cost:
La plus importante desserte sur les Philippines + quelques vols vers le reste de l’Asie avec www.cebupacificair.com
Aussi :
www.philippineairlines.com
www.flyseair.com
www.asianspirit.com
Charters pour EL Nido au départ de Manille = http://www.islandtransvoyager.com/

> Le jeepney : c’est le moyen de transport local, customisé et souvent kitch, véritable symbole des Philippines qui est le seul pays à détenir ce moyen de transport. Ces engins sont en fait des Jeeps laissées par les américains après la 2nde guerre mondiale, et qui ont été reconstruites.
On en voit partout dans les villes et les campagnes.

> Karaoké : Loisir incontournable, partout dans le pays ! Tout le monde chante sans aucune pudeur et retenue, quels que soient ses talents vocaux !

> Sari sari : Petite échoppe familiale que l’on trouve partout et qui vend de tout jusque très tard dans la nuit.

> Tagalog : langue officielle du pays, mais la langue nationale est le filipino, mélange de Tagalog, d’anglais et d’espagnol! Cependant il est facile de se faire comprendre un peu partout car la majorité des Philippins parle anglais.
Aussi n’hésitez pas à remercier vos interlocuteurs d’un gentil “SALAME”, vous aurez alors la garantie d’avoir d’un grand sourire d’appréciation en retour !

Pour les plus chanceux et fortunés, offrez vous une nuit au Lagen Island Resort d’El nido, seul endroit “habité” d’une ile totalement sauvage ! Le prix comprend la chambre (prendre un pilotis), la pension complète et l’accès en bateau à toutes les iles environnantes : http://www.elnidoresorts.com/

rédigé par Yannick Houël de Go Voyages

Voyage en Sicile, avec l’écrivain Andréa Camilleri !

Andrea Camilleri est considéré comme un des grands personnages de la littérature italienne. A 82 ans, l’auteur écrit aujourd’hui comme jamais. Il ne s’est d’ailleurs tourné vers l’écriture qu’à l’âge de 65 ans, après une longue carrière à succès en tant que scénariste de théâtre, de radio, mais aussi de télévision.
Rien ne lui résiste : poèmes, nouvelles… et à présent romans policiers.

Depuis son premier roman, La forme de l’eau, qui a connu un réel succès, jusqu’à La lune de papier, qui sort ce mois-ci, sa renommée n’a cessé de grandir. Il fait évoluer au fil de ses œuvres son personnage principal, Salvo Montalbano, un condensé étonnant, mais attachant, de mauvaise humeur et de fougue.

Depuis 10 ans, il connaît une réelle notoriété et ses ouvrages caracolent en tête des ventes en Italie, mais aussi en France, sous les collections Pocket et Fleuve Noir.

Qu’ils se déroulent dans la Sicile de la fin du XIXe siècle ou d’aujourd’hui, les récits de Camilleri appartiennent au genre du “giallo” : enquêtes, meurtres, corruption et magouilles en tout genre sont le lot quotidien du monde mis en scène dans ses livres.
Il trace le portrait d’une mafia authentique grâce à son arme favorite : l’humour. Mort, tromperies, érotisme, drôleries, ridicule, amour s’entremêlent au fil de son œuvre.
L’auteur revendique par ailleurs son écriture “plus sicilienne qu’italienne”…
Très attaché à son île originelle, il l’a quittée très tôt, pour y revenir encore et encore.
Cet univers nous a donc donné l’envie de vous faire découvrir : la Sicile, la plus grande île méditerranéenne, qui attire chaque année des touristes, toujours plus nombreux.

Fascinante de par la richesse de sa culture, mélange d’Italie et d’Espagne, par ses paysages magnifiques, ainsi que les vestiges de son passé, elle a su perdurer à travers les siècles. Il y transparaît une réelle originalité de par ses habitants, dont la volonté est de se démarquer de l’Italie et créer leur propre identité. Elle ravit tous les visiteurs, que l’on soit désireux de se reposer ou de repartir encore plus érudit !

Si vous faîtes un détour par ce petit coin de paradis, il ne faut pas manquer quelques-uns des spots incontournables.

Tout d’abord, Palerme : capitale de la Sicile, qui a conservé les empreintes de toutes les cultures qui l’ont traversée. Son histoire, et plus encore l’atmosphère qui y règne de nos jours, participent à son charme aux milles contrastes. N’hésitez pas à vous laisser tenter par la visite de la chapelle Palatine et ses fresques d’inspiration byzantine, la cathédrale, ainsi que la Piazza Kalsa, l’église San Cataldo
Que diriez vous d’un week-end prolongé à Palerme ? Nos prix comprenant la formule “VOL+HOTEL ” démarrent à partir de 257 € ttc seulement par personne ! Exemple de prix comprenant :

  • un billet d’avion A/R en vol direct avec la compagnie XL Airways au départ de Paris, pour un départ le vendredi 13/03/09 et un retour le lundi 16/03/09,
  • et 3 nuits avec petits déjeuners à l’hôtel 4 étoiles: Mercure Palermo centro.

Remplissez vite les dates de départ et de retour de votre choix, dans notre moteur de réservation, à partir de ce lien ci-dessous et envolez vous pour un séjour alliant la culture, le soleil et le charme de la vie sicilienne !

On ne peut pas évoquer à la Sicile sans penser à l’Etna. L’histoire du volcan a marqué celle de la Sicile, aussi ne manquez pas de faire un tour dans sa réserve naturelle. Vous pourrez y faire une randonnée afin d’apprécier la beauté du paysage, ainsi que le climat doux de l’île.

Passons enfin à Syracuse, où l’on se doit de visiter en priorité son théâtre grec, le plus vaste de l’île, qui peut accueillir 15 000 personnes. Ensuite, la cathédrale, qui en réalité est un théâtre grec transformé en église ; et pour finir le Palazzo Ducezio, datant du XVIIIème siècle et aujourd’hui transformé en mairie… Les attraits de cette ville résident dans ses belles pierres, qui retracent les souvenirs des siècles passés.
N’oubliez pas Ortygie, la “vieille ville”, au centre de Syracuse, qui a gardé tout son cachet avec de ravissantes ruelles, et où il faut absolument visiter la célèbre Fontaine d’Aréthuse.

En ce qui concerne les fameuses îles Éoliennes, lieu incontournable de la Sicile, rien ne vaut une délicieuse balade, à bateau, à pied, en voiture ou même en Vespa !
L’archipel éolien comprend sept archipels, à forte personnalité : le bleu intense de la mer contraste avec la terre rouge volcanique.
Vous embarquerez à Milazzo, direction les îles où mille activités vous attendent : prendre des bains de boue, monter le Vulcano, ou tout simplement se prélasser sur les plages.
A noter : la plage de sable noir de Porto Ponente.

La Sicile fut le point de rencontre de nombreuses cultures, ce qui lui vaut de s’être forgée une atmosphère bien à elle. C’est également un art de vivre particulier, une façon décalée de voir les choses, parfois bien déroutante pour un étranger. Elle ressemble encore à une terre préservée, une terre vierge où l’on peut encore s’aventurer en pionnier et qui mérite toute notre attention…

Découvrez aussi la Sicile par d’autres moyens :

Hong Kong, la démesure version asiatique

Lorsque l’on évoque la démesure, il va sans dire que la première destination à laquelle vous pensez est New York. “C’est haut” disait Gainsbourg ; des tours qui caressent le ciel, une ville qui avance à 100 à l’heure, le jour, la nuit, dont les habitants vivent à un rythme effréné.

Eh bien la grosse pomme a une petite sœur qui suit le même chemin, Hong Kong, HK pour les intimes.

Comme son homologue occidentale, Hong Kong a su apprivoiser le littoral morcelé pour s’y développer et croître avec astuce. Les infrastructures deviennent des superstructures époustouflantes d’ingéniosité et de gigantisme. A plus forte raison quand on sait que l’espace y est limité : un cinquième seulement du territoire est constructible, il est donc compréhensible que la densité de population soit exceptionnellement élevée (plus de 30 000 hab/km² dans les zones habitées !) mais surtout que l’édification de la ville soit en elle-même un défi d’adaptation à un relief inhospitalier.

Tout commence avec l’aéroport international, une merveille de technologie d’à peine 10 ans qui relie la ville au reste du monde. Les axes de communication se sont affranchis des contraintes naturelles et c’est tantôt en surface, tantôt sous la mer de Chine qu’il faut se déplacer pour gagner le cœur de la ville, situé sur l’île de Hong Kong, à quelques centaines de mètres du continent.

A titre d’exemple, depuis l’aéroport situé sur l’île de Lantau il vous faudra monter à bord du MTR, le métro dernière génération de Hong Kong, très coûteux. Comptez 200 $HK (soit  un peu plus de 18€) et 35 minutes de trajet pour joindre le centre ville sur l’île de HK. Pour payer moins cher vous pourrez aussi emprunter le bus, très bon marché (à peu près 40$HK), et le ferry, le moyen de transport de prédilection pour joindre entre elles les nombreuses îles du territoire. Le taxi est lui aussi abordable.

Côté architecture non plus, la ville la plus débridée de Chine n’a rien à envier à sa sœur ainée. Les grattes ciels dernier cri s’alignent le long de la baie de Hong Kong, tout de verre et de métal vêtus et arborent les enseignes des plus grands groupes mondiaux : électronique et nouvelles technologies, finance, hôtellerie… une explosion de couleurs la nuit venue ! Un peu tape à l’œil, mais on ne peut s’empêcher d’avoir les yeux d’un enfant qui découvre Disneyland pour la première fois.


Car Hong Kong est devenue en quelques décennies une puissance mondiale sans conteste. Grâce à son modèle économique très libéré qui tranche avec le reste du pays, elle est, et de loin, la ville la plus riche de Chine. En contrepartie c’est aussi l’une des plus chères du monde comme en témoignent les prix de l’immobilier. Côté shopping hormis l’électronique qui est souvent plus accessible tout comme la nourriture, vous trouverez des prix relativement similaires aux autres grandes métropoles mondiales.

Ce qui est déconcertant dans cette citée surpeuplée réputée très polluée, c’est qu’elle semble tombée du ciel en plein cœur d’une végétation verdoyante et prolifique. Même au sein de la métropole, au pied même des géants de verre vous serez stupéfait de tomber sur le “poumon vert “du New York de l’orient : un parc botanique et zoologique qui se révèle être un véritable havre de paix.

 

La paix et la sagesse vous pourrez également les trouver sur une des îles alentours appelée Lantau. Accessible par ferry à quelques dizaines de minutes du centre ville vous y accosterez et partirez en pèlerinage – ou en bus – afin d’atteindre le point culminant de l’île sur lequel vous trouverez la statue de bouddha en bronze la plus grande de sa catégorie, et à son pied un temple, véritable lieu de recueillement et de spiritualité.

Autre paradoxe de la ville, c’est également sur cette île – la plus grande du territoire – que se trouve le parc de Disneyland… temple du consumérisme et de la dictature de la pensée. Par ailleurs si vous êtes amateur de sensations fortes, préférez Ocean Park, situé au sud de l’île de Hong Kong et qui offre des prestations supérieures pour un prix moins élevé.

Et la baignade dans tout ça ? Même si HK est plus réputée pour l’activité intensive de son port commercial que pour ses longues étendues de sable, vous aimerez Repulse Bay, une plage tout à fait charmante, qui, malgré son nom peu engageant (elle se traduit  “baie repoussante”) sera pour vous une bouffée d’air frais au milieu de l’atmosphère chaude et humide de la ville la moitié de l’année.

Plongeons maintenant à l’épicentre du quartier d’affaires. Le vertige s’empare de vous alors que vous levez les yeux au ciel et vous verrez successivement la tour de la Banque de Chine et ses asymétries, les tours Lippo à l’architecture labyrinthique, le Central Plaza et ses faux airs d’Empire State Building, et la Two International Financial Tower, plus haut gratte ciel de la ville… dont le modèle miniature est juste à côté ! Et ce n’est pas fini, un bâtiment plus haut encore est en construction. Pour profiter de la vue extraordinaire de ce quartier, rien de mieux que de faire un tour sur Victoria Peak – accessible en funiculaire – qui culmine à 552m et d’admirer cette valse inanimée de mastodontes. Un conseil : faites-le de jour ET de nuit !



Mais une fois ce quartier dépassé on se rend compte que la ville a finalement gardé toute sa modestie et même ses traditions cantonaises. Ainsi vous flânerez dans des ruelles aux étals offerts aux yeux de tous : poissons frais, volailles, porc, légumes et fruits exotiques encore jamais vus dans nos contrées, le tout dans une effervescence grisante. Rendez-vous dans le quartier Central. Vous découvrirez aussi des marchés spécialisés ; celui du jade (attention aux escroqueries, il y en a pour tous les prix, du simple au centuple !) celui des oiseaux

L’un des marchés les plus impressionnants se trouve dans le quartier de Kowloon (côté continent), à deux pas de Nathan Road qui brille de milles feux avec ses néons à perte de vue.

Le marché populaire de Temple Street qui ferme quotidiennement à minuit vous propose tout et n’importe quoi dans un décor de fourmilière, et bien entendu tout est  “Made in China” !

La multiculturalité s’exprime aussi au travers des habitudes culinaires et dans la même rue vous aurez à choisir entre le petit restaurant servant soupes de poisson, oreilles de porc, canard laqué, poulet grillé, le tout agrémenté de riz blanc ou nouilles… et les chaines de fast food avec leurs hamburger-frites, car les deux s’alternent le long des trottoirs.
Mais l’exemple le plus troublant de conflit entre tradition et modernité reste la façon dont les ouvriers construisent leurs skycrapers ; les échafaudages sont faits de… tiges de bambous. Imaginez-donc un immeuble culminant à plusieurs centaines de mètres de haut ceinturé par une structure végétale. Et ça tient !

Alors Hong Kong, le New York de l’orient ? Le débat est ouvert, mais s’il est sûr que les similitudes sont nombreuses historiquement, géographiquement et économiquement vous constaterez que peut être les deux villes n’empruntent pas la même route idéologique…

par Mathieu Monnier de GO Voyages